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Avec l’avènement de l’architecture moderne, l’architecte à Marrakech et au Maroc en général a dû se frayer un chemin dans le secteur afin de renforcer ses compétences et d’offrir un environnement plus adapté à la société dans laquelle il vit. C’est ainsi qu’au Maroc de nombreux pionniers ont lancé le mouvement sur le territoire, notamment Jean-François Zécova qui s’est beaucoup investi dans le GAMMA, entendez Groupe des architectes modernes marocains. Il a fallu revoir de fond en comble la situation architecturale du Maroc, cela passe par les lieux publics, les habitations, les logements sociaux, les villas, etc. Il faut pouvoir créer des bâtiments modernes qui prennent en considération l’environnement culturel, social, le climat, et les facteurs qui font du Maroc ce qu’il est. Toutes les nouveautés de l’architecture moderne sont disponibles sur Bab Design  vous ne serez pas déçus.

La marocanisation du principe de la villa

Lorsque les préoccupations sur les logements marocains se sont présentées, sous le protectorat, des architectes à Marrakech, mais étrangers ont émis leur opinion. Selon eux, la maison européenne est ouverte sur l’extérieur avec des équipements mécaniques, tandis que la maison musulmane (arabe, marocaine) est introvertie, orientée vers l’intérieur et comprend très peu d’équipements mécaniques. Après l’indépendance, le domaine de l’habitation privée a connu une évolution avec la construction des villas. Zévaco a donc pu explorer cet univers. Le goût des propriétaires pour les réceptions est satisfait à travers les salons marocains, il a aussi pu intégrer l’aspect culturel de l’habitation marocaine en fermant l’habitation sur l’extérieur. Le travail de l’architecte est donc ainsi transformé, contrairement aux villas traditionnelles, les villas modernes que les architectes modernes construisent sortent de l’environnement urbain et serré de la médina, elles sont bâties dans des zones résidentielles où l’on retrouve des parcelles éloignées les unes des autres.

Avec le respect de ces conditions « doubles », nous assistons à la marocanisation de la villa. L’architecte à Marrakech a assisté et a contribué à un changement dans l’interprétation du patio et des autres éléments qui constituent la villa au Maroc. C’est en 1962 que l’on assiste à la première interprétation du patio, elle intervient dans le projet de villa « Filali » : une cour ouverte avec un paysage maîtrisé est entourée par quatre corps de bâtiments, au lieu d’être fermé sur l’extérieur, la cour s’ouvre complètement sur le jardin. Quelques années plus tard, en 1975, un architecte se sert de l’oculus de son salon en guise de patio, cet espace pouvant être complètement ouvert, il fait entrer la fraîcheur le soir et la lumière le jour. On y retrouve même une fontaine au centre. Dans certaines villas par contre, chaque chambre a un patio ouvert sur l’extérieur qui devient dès lors une sorte de jardin privatif.