Trottinette-electrique

L’AFNOR propose une norme pour les nombreux véhicules de type « self balancing » comme la trottinette électrique et bien d’autres engins que l’on s’asseye dessus ou pas. Cette nouvelle norme a été sollicitée par le fabricant Décathlon et fait de la France le premier pays européen à proposer une norme pour ces engins. Les engins concernés par la norme sont principalement utilisés en milieu urbain, qui précisons-le n’est pas en opposition au milieu rural. Ce sont des produits destinés à une utilisation dans les grandes agglomérations, ils ne sont pas souvent permis d’utilisation sur la route, et peuvent être utilisés sur les pistes cyclables et les trottoirs. Prenons en considération que de nos jours, il n’ ya aucune réglementation à ce sujet, les tolérances dépendent des différents pays. Considérant qu’en France, ces engins sont autorisés à rouler sur un trottoir tout en maintenant une vitesse inférieure ou égale à 6 km/h. L’État a pour rôle d’organiser l’utilisation de ces engins, mais la norme définit bien les exigences sécuritaires liées à ces engins.

Dans ce sens-là, la norme vient jouer un rôle de soutien dans la volonté de réglementer l’utilisation de ces engins. Il s’agira d’un texte qui servira de référence et qui imposera quelques contraintes aux fabricants et qui sait il servira de support pour accélérer la mise en place de la réglementation née des efforts des acteurs du secteur. Toutefois la norme ne concernera pas les trottinettes électriques ou autres engins qui sont à la base utilisés comme des jouets, ces derniers sont soumis à une autre norme. Pour cette catégorie d’engins, d’autres directives sont à respecter. La directive machine est celle que l’on retrouve dans la norme en prévision.

Les exigences spécifiques de la norme permettent de mieux cerner les particularités de la directive machine. On retrouve notamment la directive électromagnétique et la directive basse tension. Pour résumer toutes ces directives, nous pouvons dire que leur objectif est de ne pas faire exploser l’engin. En gros si un fabricant de trottinettes électriques, peu importe son origine, chinois, français, veut commercialiser ses produits sur le marché européen, il doit respecter ces directives. Dire que l’on respecter les normes ne suffit pas, chaque fabricant doit subir des tests de laboratoire et présenter le résultat aux douanes, avant d’entrer sur le territoire européen. La norme permettra de créer de la cohérence dans les bonnes pratiques concernant les méthodes d’essais sur les engins de ce type.